2005-06-25 Cirque de Lescun

Montagne|

home Accueil
:selectionSélection (35): : list toutes les photos (65): : text le récit:

Le cirque de Lescun et les Aiguilles d'Ansabère

Date : le samedi 25 juin et le dimanche 26 juin 2005

Fabrice Mendes
Michael Pujos (Bobbie)

Samedi, la grande aiguille

Il est environ 14h30 quand nous nous élançons vers les cabanes d'Ansabère après un déjeuner champêtre sur une pelouse au-dessus du pont Lamary (1171m), agrémenté de vin et de la présence impassible des vaches. La montée sous un soleil modéré est agréable malgré des sacs un peu lourds pour 2 jours. Nous déposons hâtivement nos affaires dans la plus petite des cabanes histoire d'en prendre possession pour la nuit car le touriste grouille dans le coin ! (Cabanes (1600m)

La journée est loin d'être finie; d'aucuns diraient qu'elle commence : il est à peine 17h et le soleil se couche à 22h en cette période proche du solstice! Nous partons à l'assaut de la grande aiguille d'Ansabère (2377m). La montée qui mène au col est raide mais facile sans les sacs. Nous découvrons progressivement la petite aiguille au fur et à mesure que nous nous rapprochons du col. Deux varapeurs de l'extrême sont à mi-paroi de la petite aiguille. Ravis de trouver des idoles en plein effort, nous les observons longuement à la jumelle; de notre position ils sont minuscules accentuant la sensation d'écrasement que l'on ressent au pied de l'aiguille. Parvenu au col nous reconnaissons ce bon vieux copain l'Ossau au lointain.

Nous entamons la descente côté espagnol en sachant qu'il faut obliquer vers la droite mais il n'y a aucune indication dans le pays de la soif. Qu'importe ! Peu pressés, nous descendons plus que nécessaire défiant toutes les lois connues et inconnues de la logique, avant de remonter facilement l'éperon herbeux à droite et de nous remettre sur le bon chemin.

La vue est grandiose sous la lumière encore vive de ce début de soirée: mer de nuage, immense étendue pierreuse chaotique en contrebas de l'Aiguille et de la table des trois rois et immense massif vertical au Sud..

Nous gravissons la crête accompagnés d'une bise légère qui nous donne le sourire et atteignons le sommet vers 19h ' heure plus traditionnellement associée à l'apéro. Nos deux varapeurs sont alors en pleine descente de la petite aiguille qui paraît beaucoup moins impressionnante d'en haut du fait de la perspective.

Vers 19h30 nous estimons qu'il est temps de rentrer et nous arrivons à la cabane à 20h45, heure où le touriste est souvent arrivé à destination et restauré, dans la mesure ou il ne se perd pas dans la pampa! Dans la descente nous croisons les deux grimpeurs, des espagnols body buildé tel des apollons de la Grèce antique confirmant leur statut d'idole des temps anciens!

Dimanche, journée d'errance

Vers 9h30, nous partons sous un soleil déjà vif vers le lac d'Ansabère (1859m). Peu avant l'arrivée au lac, une famille nous double et aussitôt devant le bassin, le chef de famille se jète à l'eau et manifeste sa joie dans un déluge de palabres incessantes audibles à l'autre bout du lac. Il sera calmé par un second groupe plus nombreux qui fini à l'eau lui aussi, faisant encore plus de raffut, en particulier les femmes qui ne peuvent s'empêcher de crier ' de quoi concurrencer les marmottes, vous dis-je!

Lassé par ce brouhaha incessant troublant la digne quiétude pastorale d'une belle journée d'été, nous repartons vers le non moins digne col de la Chourique, dont l'origine du nom qui prête à sourire a du se perdre dans la nuit des temps. Au col nous partons vers la droite afin de faire l'amusante crête et de trouver un coin déjeuner. Nous croisons un petit abris à l'usage des chasseurs comme l'atteste les nombreuses cartouches vide que nous trouvons sur le sol dans les environs.

Histoire de s'occuper jusqu'à midi nous montons facilement au pic de la Chourique (2084m) qui offre un excellent panorama sur le cirque. (qui n'est pas le pic du lac de la Chourique !)

Il est déjà 14h quand nous repartons côté espagnol vers le lac de la Chourique bordé de parois austères, plus imposant que le minuscule mais bruyant lac d'Ansabère.

Ne sachant toujours pas lire une carte correctement nous allons nous perdre en suivant le GR11 qui descend vers le refuge de la Mina (1300m). Nous passons 2h30 à contourner un énorme massif en faisant un peu de hors piste dans les caillasses avant de retrouver le col de Laraille (2011m) très proche du col de FIXME à vol de choucas (que ne sommes nous pas des piafs !).

Un peu fatigués par le long détour nous nous arrêtons longuement au col de Laraille.

La raide descente traverse un vallon glaciaire sauvage longeant de verticales parois. Petit à petit la végétation reprend le dessus et les épineux refont leur apparition. Il nous faudra 2h pour joindre la voiture du col, en se perdant à nouveau dans cet immense vallon et ces obscures forêts.

Bobbie.



Valid XHTML 1.1!   Licence Creative Commons