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État de publication : phase de
relecture, corriger et préciser altitudes
Date : du samedi 6 août au dimanche 7 août 2005
Participants : Marie-Pierre Lassus, Cyril Agra, Pierre Mazein, Rémy Salazard, Benoît Degand, Fabrice Mendes
Les conditions météo sont vraiment clémentes ce samedi 7 août 2005 : un radieux soleil et une petite brise rafraîchissante. C'est en milieu d'après-midi que nous nous élançons à la conquête de la charmante vallée du Marcadau. Deux brèves heures plus tard nous arrivons déjà au célèbre refuge Wallon () sans avoir croisé beaucoup de monde. Plusieurs déceptions nous attendaient à ce lieu où se croisent de nombreuses courses, mais mieux vaut ne garder que les bons souvenirs. (Attention : l'eau n'y est pas potable).
De là nous remontons la vallée d'Aratille en direction du lac. Certains s'amuseront à emprunter un raccourci bucolique. La montée est facile, le décor charmant, de plus la lumière se fait douce et rasante.
La vue du lac d'Aratille est la cerise de la journée, le repos du voyageur
est enfin à notre portée. Il est relativement tard (20h) et trois autres camps
sont déjà là. Nous trouvons sans problème un spot de bonne facture pas très loin
du point d'eau potable. La nuit nous enveloppe alors que nous nous nous
restaurons.
La voûte céleste se pare de ses plus beaux bijoux en point d'orgue du premier
bivouac montagnard de certains. Les étoiles filantes sont de la partie. Une
certaine lumière irradie encore à l'horizon laissant la crête voisine se
découper superbement sur le ciel étoilé.
Réveil tardif et lente préparation, nous décollons vers 10h15 en direction du col d'Aratille indiqué à 1h. Nous ne sommes pas pressés mais nous mettrons un peu moins de temps que cela. Là haut nous avons une superbe vue sur le lac d'Aratille et cette vallée. De la vallée d'à côté une fière dent se distingue : la grande Fache (3005m).
La partie entre les cols d'Aratille et des mulets est une longue piste horizontale dans un pierrier ne présentant que peu d'intérêt. Cette vallée espagnole est assez désertique. La vue sur la face est du Vignemale ne paraît pas impressionnante. Mais lorsqu'on réalise réellement l'échelle du caillou cela impose le respect. Nous accélérons pour zapper ce passage et arriver enfin au joyau de la rando...
La vue de la face nord du Vignemale.
Je pense qu'il est inutile de la décrire. Les photos sont impressionnantes, la réalité est bien plus saisissante !!!! Nous décidons de prendre le déjeuner ici au oulettes de Gaube, quelle orgie pour les yeux ! (14h15)
Alors que nous en sommes au dessert, un malaise nous étreint. Nous avons
tous bel et bien entendu des cris "A L'AIDE" répétés. Nous n'osons y croire
et espérons vivement qu'il s'agit de plaisantins. J'attrape mes jumelles
et commence à parcourir les parois. Un homme entre deux âges et avec une
tête d'idole accourt pour utiliser mes jumelles. Il a croisé deux groupes
qui s'attaquaient aux parois et dont un ne semblait pas sur la bonne voie. Il sait
où chercher. Il les localisera facilement. Aucun ne semble en difficulté. Les
cris continuent sans relâche pourtant. Misère.
Benoît part prévenir le refuge à 100m. Durant son absence le groupe de
gauche commence à émettre des signaux lumineux avec un miroir. Plus de doute ils
ont besoin d'assistance. Ils sont dans l'aiguille de ... () à mi-hauteur du
glacier du petit Vignemale. Sous eux il n'y a que d'immenses barres rocheuses. Le
glacier semble tout aussi hostile.
Benoît revient et nous annonce que les secours sont prévenus. Pierre a
l'idée d'utiliser un sifflet pour tenter des les rassurer ce qui semble porter
ses fruits car les cris cessent.
Ne pouvant plus rien, nous poursuivons notre périple. Il faudra une heure à l'hélicoptère de la gendarmerie pour arriver sur les lieux et 15 min pour évacuer les trois personnes.
A partir du refuge des oulettes de Gaube la piste est une autoroute fréquentée par des bipèdes de tout poil ! Pierre tient absolument à nous faire une démonstration de son pas elfique sur une tourbe particulièrement spongieuse. Il se plantera.
Le lac de Gaube est un merveilleux lac de montagne accessible à tous. Il
est aisé d'en comprendre la renommée (surtout qu'un téléphérique y mène). Dommage
ou tant mieux, de ce lac on ne voit que le petit vignemale... Pour voir les
autres il faut monter un peu.
La descente se fait sur grandes marches qui deviennent ludiques avec une
paire de bâtons (Arrivée 18h).
Ce parcours est vraiment parfait pour une initiation à la rando. Les
points d'eau sont suffisants, le lac d'Aratille assurément accueillant. Il n'y a
pas de difficultés particulières ou de passages délicats. Le décor est varié
(basse montagne, moyenne; vue sur des glaciers, quelques pierriers).
Tout le monde semble ravi de la sortie.
Je dirais juste qu'il faut de la patience pour fréquenter Gaube un
week-end d'été.
FAb.